Ma 131 TB : une «  Hornby-Jouef  » ou une « Sahib-Hell » ?

 

Attention depuis le 16 février 2012, le moteur Moteur Bülher Réf mot 01 n'est plus disponible :
( Arrêt définitif de sa fabrication ).

 

     Non, rien à voir avec l’assemblage vocable actuel des deux marques. Mais il est cependant vrai que mon modèle résulte du mariage de la caisse de marque « Hornby-Acho » (c’est écrit dedans) avec le train de roues accouplées, le bloc-cylindres et quelques autres petits éléments provenant de la 141 TA Jouef.
     Enfant, j’ai souvent rêvé de posséder cette 131 TB, surtout depuis que j’en avais aperçu des vraies dans un documentaire au cinéma « Vox », pour « ma » première séance (c’était un documentaire sur la production et distribution du lait, et le film principal avait pour titre «Le voyage en ballon »). Mais elle était trop chère, et la seule vapeur dont j’ai dû me contenter dans les années 60 fut la 231 C …60 Jouef avec son « moteur de V2 »…
     Cet été, un ami m’a fait don d’une caisse de ce modèle 131 TB. Je l’ai posée sur un diagramme à l’échelle, et ma foi j’ai trouvé qu’elle était assez bien proportionnée. C’est sur cette base que j’ai entrepris la (re-)construction de mon modèle, en le dotant de roues et d’une moto-transmission satisfaisantes.

   Ici, j’ouvre une parenthèse pour la mise au point habituelle en direction de certains qui, se croyant porte-parole d’une élite, voudraient tempérer notre enthousiasme par des remarques désagréables :

« Je rappelle  que mon activité, depuis plus de dix ans, consiste à pourvoir au bonheur de personnaliser nos matériels roulants par le super-détaillage – voire la reconstruction complète -  en proposant à mes clients des accessoires adéquats. Point important : notez que si certains de ces modèles ont une gravure bien moins fine que ceux fabriqués aujourd’hui, ils ont pour nous une grande valeur affective, car on nous les a parfois offerts il y a 35 ou 40 ans (voire plus !) Cet agréable loisir n’est donc pas à comparer avec une quelconque recherche de perfection. Pour cela, voyez ailleurs, refermez cette rubrique et écourtez votre visite de ce site Internet. Bon vent ! »
 

Quelques photographies d'illustration.

La 131 TB 27 à La Varenne-Chennevières en avril 1956
Vue arrière de la 131 TB réelle dans les années 60.
La 131 TB 9 dans les années 60.
Vue rapprochée sur l’embiellage côté gauche.
Diagramme de la 131 TB avec les dimensions réelles.

     Dans mes tiroirs, je n’ai plus de roues accouplées de 150 X, dont le diamètre au bandage serait le plus proche. Mais, ayant trouvé un train de roues et des pignons de 141 TA Jouef, et constatant que les bielles d’accouplement « longues » correspondent presque à l’entraxe des essieux accouplés de la 131 TB, j’ai décidé de m’en servir, sans trop réduire la hauteur des boudins. Bien sûr, j’ai dû confectionner un châssis « sur mesures » pour les recevoir.
     Toutes ces opérations m’ont demandé pas mal de temps (surtout à cause de toutes ces photos et explications). Je n’ai pas fait l’addition de toutes ces heures, s’agissant de mon plaisir personnel, que je souhaitais vous faire partager, et – pourquoi pas ? – vous donner envie de vous y mettre aussi. J’ai occupé des petits moments pris ça et là durant ce mois d’août 2011 - tantôt pluvieux, tantôt caniculaire – pendant lesquels on ne pouvait se tenir dehors. La plupart de temps, c’était entre 10 h et midi, alors que je restais près du téléphone pour répondre à ceux d’entre vous qui ne m’oublient pas pendant l’été, et préparer vos commandes.
     Je dois vous rendre compte que cette construction fut très agréable, et que je suis très content du résultat. Je dispose maintenant d’une 131 TB au fonctionnement très satisfaisant. Le bon couple du moteur Buhler associé à ce rapport dans la transmission lui donne la nervosité idéale, ce qui rappelle bien celle de la loco réelle. L’observation du mouvement de l’embiellage me ravit. La prenant en mains, sa composition (beaucoup de métal) et sa masse de 368 grammes me donnent aussi une agréable sensation.
     Volontairement, je ne l’ai pas peint pour l’instant. Je le ferai plus tard, après vous avoir fait partager les sensations évoquées plus haut, car je l’apporterai sur mon stand aux expos de l’automne et l’hiver prochains pour vous la montrer « en vrai » (Besançon, RailExpo, St Mandé...)

Le modèle avant peinture, en élévation gauche.
Le modèle avant peinture, en élévation droite.
 

Le modèle reconstruit, vu sous différents angles.

   Je me réjouis d’avance de lui faire « dégourdir les bielles » sur le réseau de mes amis du club de la R.A.T.P. à La Varenne, là où – quelques mètres au-dessus – le faisaient quotidiennement les vraies il y a 50 ans !        
  En attendant, voici – dans l’ordre par lequel elle s’est déroulée – le récit de cette expérience, image par image. Moteur, action ! 
                                              Eric Seibel – Août 2011

 

Photographies et légendes des opérations pas à pas.

Photographie 1 : la caisse, posée sur un diagramme à l’échelle, s’avère à peu près conforme.

Photographie 2 : je commence par démonter les lests, tenus par les mêmes agrafes qui tiennent les mains courantes. Gaffe, ce plastique est assez cassant !

Photographie 3 : avec des pinces coupe-rase, je sectionne les « hénaurmes » lanternes.

Photographie 4 : au tour de la cheminée (facultatif, mais j’ai voulu utiliser une cheminée M.T. en laiton…), et des chapelles.

Photographie 5 : la traverse arrière est cassée. Tant pis, je la scie. J’en utiliserai une en laiton.

Photographie 6 : découpe du chargement de charbon, puis affinage des bords à la lime.

Photographie 7 : arasement de la pompe à air et des tuyauteries sur la boîte à fumée.

Photographies 8 et 9 : arasement des tuyauteries sur la chaudière. Je conserve celles de la sablière avec ses départs, car je trouve que ce n’est pas mal représenté.

Photographie 10 : curieusement, l’ouverture de la fenêtre frontale du côté droit est réduite par un espèce d’encadrement. Je l’agrandis avec des limes de Genève.

Photographies 11 et 12 : je perce l’aérateur sur la toiture de l’abri. L’équipe de conduite aura moins chaud ! La fenêtre frontale du côté gauche n’a pas de « casquette », je devrai les refaire…

Photographies 13 et 14 : j’agrandis le diamètre du trou des soupapes, pour pouvoir y emboîter la pièce provenant d’une 141 TA Jouef, et qui convient parfaitement. Je colle un fin grillage sous l’ouverture d’aération. Je l’ai découpé dans une grille de ventilateur pour CC 72000 (Réf. gril 02), mais de la grille Réf. gril 04 convient aussi…

Photographie 15 : à l’avant, arasement de la main courante et du volant de porte de boîte à fumée, des tampons, et rebouchage des trous des lanternes. J’ai déjà posé les décals (Réf. AMF 87 - D003) sur la traverse avant.

Photographie 16 : pose des tampons Réf. T 04, du volant de porte de b.f. Réf. vol 05, de la main courante (supports Réf. div 97 et fil maillechort Diam. 0.4 mm), et des marchepieds Réf. march 11.

Photographie 17 : préparation de la cheminée Réf. chem 08, un peu trop grosse en diamètre. Je la perce et la monte sur une vis et écrou M 2.5 qui me serviront d’axe dans la pince du tour.

Photographie 18 : on peut le faire sur une mini-perçeuse. A droite, la cheminée utilisée (Réf. chem 08), et dans le mandrin la même, une fois rectifiée.

Photographie 19 : la nouvelle cheminée, posée sur la boîte à fumée.

Photographie 20 : de part et d’autre de l’abri, les mains courantes arasées puis refaites (supports Réf. div 96 et fil maillechort Diam. 0,4)

Photographie 21 : à l’arrière, les mains montoirs et la tuyauterie arasées puis refaites (fil maillechort Diam. 0,4)

Photographie 22 : le train de roues accouplées préparé, composé à partir d’un train de roues de  141 TA Jouef. Les bielles d’accouplement utilisées sont les plus longues, c’est à dire celles entre les 2 premiers essieux accouplés de la 141 TA (il faut donc 2 paires de ces bielles longues). Pour l’instant, j’ai choisi de placer les roues « à pneus » sur le 1er essieu (à gauche), et de monter le pignon d’entraînement (Réf. pig 06) sur le 2ème.

Photographie 23 : le train de roues accouplées préparé, vu de dessus. Des rondelles épaisses et les manivelles (Réf. man 01) empêchent les bielles d’accouplement de se « faire la malle » pendant la mise au point.

Photographie 24 : j’ai usiné mon châssis dans une barre de laiton de 10 X 10 mm qui traînait au fond de mon tiroir (voir le plan). Pour limiter le jeu latéral du premier et du 3ème  essieux, j’ai soudé des « élargisseurs » : du tube laiton Diam. 3 mm extérieur – 2 intérieur. Leur longueur : 13 mm. Bien sûr, j’ai dû faire ces 2 « passages d’essieux » avec une fraise de 3 mm (au lieu de 2 mm) sous le châssis.

Photographie 25 : le châssis préparé, vu de dessous.

Photographie 26 : j’ai utilisé la partie « support de coulisses » d’un support d’embiellages Réf. mik 05 (référencé dans la page spéciale « 141 C, D, E, F Mikado PLM »). Le support du moteur et de pignon d’attaque est la Réf. div 52 (pour 141 TA). J’ai scié le tenon du dessous (destiné à s’emboîter dans le châssis de la 141 TA Jouef), et ai percé la pièce pour la visser directement sur le châssis en laiton. Les pignons accolés sont ceux de la 141 TA Jouef. Une encoche est pratiquée au-dessus du châssis, afin d’y emboîter le support div 52 et que le pignon en laiton entraîne celui de l’essieu.

Photographies 27 et 28 : le support de coulisses s’emboîte dans une encoche pratiquée également au-dessus du châssis. Le berceau de boîte à fumée (à gauche) utilisé est la Réf. eta 04 (référencé dans la page spéciale « 141 C Mikado Etat »). Pour qu’il soit à la bonne hauteur, j’ai ajouté une chute de tôle (épaisseur = 0.5), soudée dessous.

Photographies 29 et 30 : comme celle d’origine était cassée (voir en 5°), j’ai utilisé une pièce Réf. eta 06 pour la traverse arrière. Avant de l’équiper des tampons T 04 et de la souder au châssis, j’ai percé les 2 ouvertures rectangulaires avec une fraise de Diam. 2 mm.

Photographies 31 et 32 : le châssis équipé est prêt à recevoir le moteur Buhler (Réf. mot 01) pour tester le fonctionnement de la moto-transmission.

Photographie 33 : l’ensemble est posé sur le diagramme, afin de vérifier que le moteur ne se trouvera pas plus haut que le dessus des caisses à eau. Nul besoin de bride de fixation, le moteur est emboîté « serré » sur les flasques du support div 52.

Photographie 34 : pour l’assemblage de la caisse sur le châssis à l’avant, une vis et un écrou de 2 mm sont serrés modérément dans cette fente (élargie auparavant à la lime de Genève plate), dans l’axe du bloc-cylindres.

Photographie 35 : à l’arrière, une autre vis de 2 mm est collée dans une plaque de plasticard, emboîtée et collée en bas de la trémie à charbon.

Photographies 36 et 37 : j’ai découpé et intercalé provisoirement une chute de tôle laiton de 1 mm pour faire mes essais d’assemblage, pour être juste à la bonne hauteur à l’arrière.

Photographies 38 et 39 : à l’avant, un coupon (définitif celui-là) de tôle laiton percé sert aussi – à l’assemblage – à maintenir serré dans son logement le bloc-cylindres (provenant aussi d’une 141 TA Jouef). 

Photographie 40 : test d’assemblage de la caisse au châssis, avec les bissels (Réf. div 32). Afin de pouvoir placer la vis-pivot de celui de l’avant plus loin en arrière de l’axe du bloc-cylindres (où se trouve déjà la vis d’assemblage), j’ai dû allonger l’entraxe de ce bissel. Comment ? Tout bêtement en le martelant sur une enclume, pardi !

Photographie 41 : première mise sur rails, pour vérifier la hauteur aux différents points (tablier, tampons, toiture…).

Photographie 42 : traçage puis découpe de la tôle de 1 mm à placer entre le châssis et la caisse.

Photographies 43 et 44 : après découpe, pliage, et ajour pour le passage du support div 52, essai d’assemblage de la tôle.

Photographie 45 : c’est le moment de poser des supports pour les palpeurs de courant. Deux tubes laiton de Diamètre extérieur 2.00 mm – intérieur = 1.10 sont soudés en long sous la tôle, espacés de 16 mm (= face aux bandages des roues). Souder seulement aux 6 endroits (déterminés auparavant) où une section de tube sera conservée Attention : il faut intercaler des coupons de carton d’épaisseur 0.50 mm pour éloigner les tubes de la tôle. Remplir abondamment de soudure.

Photographies 46 et 47 : éliminer ensuite l’excédent d’étain à chaque soudure.

Photographie 48 : enfin, tronçonner les sections de tube inutiles, entre celles soudées à la tôle .

Photographies 49 et 50 : tracer, à côté de chaque section et en fonction de la position des roues, le trou qui permettra au fil électrique de passer au-dessus de la tôle .

Photographie 51 : percer les 6 trous (Diam. 1.50 mm) pour le passage des fils.

Photographies 52, 53 et 54 : ces pièces provenant elles aussi de la 141 TA Jouef peuvent être utilisées en les préparant ainsi. Percer leur trou de fixation dans la tôle, mais ne pas les coller maintenant.

Photographies 55 et 56 : préparer également le trou (Diam. 0.7 mm) pour le passage de l’axe de la prise Flaman, juste dans le coin à la limite du décrochement de l’abri, du côté GAUCHE..

Photographie 57 : préparer 6 palpeurs de courant (fils de bronze au phosphore Diam. 0.30 mm). A  une extrémité de chacun, souder une section de fil électrique. Passer une section d’isolant de fil téléphone (Diam. Extérieur = 1.00 mm) de longueur équivalente à celle des supports soudés à la tôle.

Photographies 58 et 59 : passer d’abord le fil par le trou, puis coller le palpeur dans le support (fil bronze et isolant). Attention qu’il n’y ait aucun contact des palpeurs ou de leur soudure avec la tôle .

Photographie 60 : régler la forme de chaque fil palpeur avec des pinces brucelles, de sorte que leur extrémité vienne en contact avec le dessus ou l’arrière du bandage métallique de la roue .

Photographie 61 : relier provisoirement les fils avec ceux du moteur pour procéder aux essais de fonctionnement sur rails.

Photographie 62 : le bon fonctionnement étant obtenu, j’ai fait cheminer vers l’arrière et fixé tous les fils. Ceux du moteur sont connectés à ceux des palpeurs par « raccords-tulipe ». Ainsi, si un jour je souhaite équiper ce modèle d’un décodeur digital (qui trouvera naturellement sa place dans la trémie à l’arrière), je n’aurai qu’à le connecter après avoir séparé les liaisons originelles.

Photographie 63 : les lests sont réutilisés, collés sur la tôle de part et d’autre du moteur. Souhaitant fonctionnelles les lanternes à l’avant, j’ai prévu une ligne électrique aboutissant à 2 raccords-tulipe (à gauche), ces lanternes se trouvant fixées sur la partie « caisse ». Ce raccord électrique sera donc aussi démontable.

Photographie 64 : je reprends à présent les travaux de détaillage de la caisse. Préparation (perçage de part en part au Diam. 0.7 mm du cylindre supérieur) et collage en place de la pompe à air (Réf. pomp 15).

Photographies 65 à 68 : préparation et pose des chapelles (Réf. div 62).

Photographies 69 à 71 : prise du Flaman : je l’ai confectionnée à partir de celle de la plaque Réf. TA 08 (destinée à la 141 TA). A noter que sur cette plaque se trouvent deux clés de serrage pour volant de porte de boîte à fumée, et on en a besoin d’une pour la 131 TB.

Photographies 72 à 73 : en observant des photos de locos réelles, je rapporte les accessoires suivants : réservoir-doseur TIA (Réf. div 33 b), vanne de souffleur (Réf. vol 07), mains courantes (supports courts Réf. div 96 et fil maillechort dressé Diam. 0.40), petites soupapes devant le dôme (récup’ Jouef de petites pièces décolletées), petite vanne sur la tuyauterie venant de la vanne de souffleur (j’ai utilisé la petite des deux chapelles Réf. div 35).

Photographies 74 à 76 : sur le côté gauche de la boîte à fumée, j’ai posé la tringlerie de commande d’une plaque Réf. eta 18 (sur feuille spéciale « Mikado Etat »).
Devant chaque caisse à eau et descente du tablier à l’avant, j’ai posé une marche prélevée sur une plaque Réf. jeep 20 (élément de 140 J M.T.).

Photographies 77 et 78 : le sifflet (Réf. sif 01) est posé dans le trou à gauche des soupapes, sur la pièce provenant de la 141 TA Jouef.
J’ai posé un cadre (prélevé sur une plaque Réf. encf 06) autour de la fenêtre du mécanicien.

Photographie 79 : vue sur l’avant, après pose de la clé de volant de porte de b.f. (voir en 69 et 70), des marches (voir en 76), de l’attelage factice (Réf. att 01), demi- accouplement de frein (Réf. att 08) et de vapeur (Réf. att 03) .

Photographie 80 : à présent, je pose des fanaux M.T. à l’avant, en reproduisant le panachage très courant dans les années 50 et 60 : un fanal à pétrole d’un côté (Réf. fan 05) et un fanal électrique (autonome, à accumulateur rechargeable) Réf. fan 06 de l’autre. Pour des raisons d’encombrement et de facilité de câblage, j’ai placé ces fanaux – que j’ai voulu fonctionnels – un peu décalés vers l’intérieur. Vers les angles, j’ai posé des supports de fanaux (Réf. div 69). Je n’ai pas oublié les mains-montoirs, formées dans du fil maillechort dressé Diam. 0.4 mm.

Photographie 81 : l’ensemble des fils et résistances est maintenu et isolé par un coupon de ruban adhésif genre « répare-tout ». Un condensateur de mille micro-farads est logé dans la boîte à fumée. Les 2 fils pour l’alimentation de cet ensemble aboutissent à une paire de raccords-tulipe, facilitant la séparation de la partie « caisse » du châssis .

Photographie 82 : le train de roues accouplées de la 141 TA comprend 4 essieux. J’ai préparé le 4ème afin de pouvoir l’interchanger avec celui « à pneus » placé initialement en première position sur mon modèle. J’ai procédé à de nouveaux essais d’adhérence, en tractant mon convoi de 25 wagons : avec un essieu à roues munies d’anneaux d’adhérence ou à roues lisses, il n’y a que peu de différence (ma piste d’essais n’a pas de rampe, c’est strictement horizontal).

Photographies 83 à 85 : je forme et ajoute un lest en plomb (53 grammes) occupant le volume restant libre dans la partie supérieure de la chaudière. La masse adhérente (c’est à dire la masse totale sans les bissels, puisque ceux-ci sont suspendus donc n’y participent pas) est alors portée à 346 grammes. L’adhérence est meilleure qu’avec les roues « à pneus ». Comme le captage de courant est également amélioré (du fait de l’absence de « pneus ») , j’opte pour cette solution et laisse donc l’essieu avec roues lisses. Celui avec les roues « à pneus » restera dans la boîte de la loco, au cas où…

Photographies 86 à 88 : l’une des 2 « casquettes » de fenêtres frontales étant manquante, j’en confectionne de nouvelles avec une chute de laiton de photo-gravure (épaisseur = 0.3 mm).

Photographie 89 : je pose les tringleries de commande de régulateur et de pompe à air (fil maillechort de 0.4 mm). J’utilise des vannes (Réf. vol 06) dont je coupe le volant à 3 branches .

Photographies 90 et 91 : pour représenter les tuyauteries de la pompe à air (voir sa préparation en 64), je fais passer un fil de cuivre (Diam. 0.6 mm = fil téléphone dénudé) au travers et le colle dedans. Je le forme ainsi du côté droit.

Photographie 92 :côté gauche, le fil de cuivre décrit une large boucle, avant d’aboutir dans l’axe de la vanne sur le côté du dôme. Collage par une goutte de cyano.

Photographie 93 : deux fils de cuivre (Diam. 0.3 mm = tirés d’un fil électrique multibrins de section 2, 5 mm/2) sont posés depuis le côté gauche de la paroi de l’abri et cheminent sur la chaudière en biais, pour aboutir devant la caisse à eau du côté droit .

Photographie 94 : je reprends du fil téléphone dénudé pour représenter ces 2 tuyauteries autour des soupapes. La vanne est encore une Réf. vol 06 dont le volant a été coupé .

Photographies 95 et 96 : pose des cylindres de freins (voir préparation de 52 à 54) de part et d’autre du châssis, sous la plaque de laiton. J’ai coupé leur barre inclinée, inexistante sur une 131 TB.

Photographie 97 : côté droit, pose de l’injecteur (reproduit à partir de l’injecteur Réf. C 14).

Photographie 98 : côté droit sous le bord de la caisse à eau, pose de la conduite calorifugée (= corde de guitare Diam. 1.2 mm). Collage à la cyano.

Photographie 99 : côté gauche sous le bord de la caisse à eau, pose de la conduite lisse (= fil maillechort dressé Diam. 0.6 mm). Collage à la cyano.
J’arrête là le super-détaillage de la partie « caisse ». Il me restera la pose de vitrages, le garnissage de la trémie (chargement de charbon broyé + briquettes) et la pose des décalcomanies, mais ce sera après la peinture du modèle.
La caisse ainsi préparée a une masse de 33 grammes. Avec le lest de 53 gr collé dans le dessus de la chaudière, cela fera une masse de 86 grammes.

Photographies 100 à 102 : allongement des tiroirs sur le bloc-cylindres provenant de la 141 TA Jouef : j’ajoute des bouchons en plastique Diam. 5.5 mm devant et derrière les TIROIRS (récup’ dans ma boîte à fourbi). A l’avant des CYLINDRES, je pose des contre-tiges de pistons (Réf. div 76).

Photographie 103 : sur les côtés des TIROIRS, j’ai arasé les reliefs d’origine, puis posé des petits rivets pour représenter les deux bosses des tiroirs de 131 TB .

Photographie 104 : je m’attaque enfin aux embiellages. J’utilise des crosses de pistons et leur guide (Réf. jeep 08) provenant de mon ancien kit de loco 140 J (les moules étant existants, je peux en faire retirer par le fondeur) .

Photographies 105 et 106 : je remets en place le bloc-cylindres préparé.

Photographie 107 : j’ai décidé d’utiliser des bielles motrices Réf. C 30. J’agrandis le trou de leur grosse tête, pour l’adapter aux tourillons des roues accouplées motrices Jouef (Diam. 3 mm).

Photographie 108 : je pose une bielle motrice sur une roue (ici le côté gauche), et mets en position « point mort arrière ». Je place la crosse en position arrière, le plus possible sans toutefois venir trop près du support d’embiellage (qui recevra la coulisse). Je marque sur la bielle l’emplacement du trou d’articulation à réaliser.

Photographie 109 : à présent, je mets en position « point mort avant ». Je vérifie que la crosse, en position, ne vienne pas se bloquer contre le bloc-cylindres .

Photographie 110 : j’ajuste à la lime la section des guides, jusqu’à obtenir un coulissement sans point dur.

Photographie 111 : à l’endroit marqué, j’écrase la bielle (au marteau, sur une enclume) afin de l’élargir en diminuant son épaisseur .

Photographie 112 : je perce au diamètre d’un rivet (rivet en cuivre Diam. 1.4 mm), puis forme la petite tête de bielle avec une lime « queue de rat ». Il n’y a plus qu’à couper l’excédent.

Photographie 113 : pour ne pas que dans le futur les crosses s’échappent de leur guide, je soude une chute de laiton derrière, formant ainsi une cage autour du guide.

Photographies 114 à 116 : je coupe le coupon après soudure, puis lime soigneusement l’arrière pour éviter tout risque de contact ultérieurement avec un tourillon de roue.

Photographies 117 et 118 : je réalise maintenant l’articulation des bielles motrices avec leur crosse, au moyen d’un rivet en cuivre.

Photographie 119 : voici l’ensemble côté droit préparé. Un coup de lime sur la tête du rivet la rend plate, conformément à la réalité.

Photographies 120 et 121 : contre le bloc-cylindre que j’ai re-démonté, je présente le tenon du guide, la tige de piston engagée. Je repère l’endroit exact où j’aménage ensuite la cavité dans laquelle sera collé le tenon.

Photographie 122 : les deux ensembles solidarisés au bloc-cylindres.

Photographies 123 et 124 : je présente ce nouvel ensemble en position sur le châssis, repère, marque et prépare la forme des extrémités des guides, afin de les relier au support d’embiellages.

Photographie 125 : je dépose le train de roues. Tout en vérifiant la bonne horizontalité des guides et le libre coulissement des crosses, je soude les extrémités des guides derrière les chapes du support d’embiellage.

Photographie 126 : à l’aide d’une petite fraise sphérique, j’élimine l’excédent d’étain des soudures.

Photographies 127 et 128 : je remonte le train de roues, puis accroche les bielles motrices sur les roues, pour vérifier le bon fonctionnement des ensembles (pour faire tourner les roues à la main, j’ai retiré le moteur).

Photographie 129 : j’ai préparé les coulisses à partir de celles provenant de l’embiellage de la 232 U 1 Jouef. C’est le modèle pour lequel la coulisse est la plus longue, et…j’en avais dans mes tiroirs. La particularité visible sur les 131 TB réelles étaient des tiroirs et des coulisses d’une longueur inhabituelle.

Photographie 130 : voici les ensembles manivelle/bielle/coulisse préparés. Notez que j’ai rechargé à l’étain puis percé sous le trou central. J’ai aussi re-percé plus près le trou d’articulation en bas, puis coupé le tenon trop long (pour faire les articulations des petites bielles de distribution avec les rivets Réf. riv 01, voir dans la rubrique « Fiches Conseils »).

Photographie 131 : en passant un rivet de 1 mm en laiton comme axe d’articulation dans le nouveau trou percé plus bas, j’installe provisoirement un ensemble pour vérifier son fonctionnement (plage de réglage de l’amplitude de la coulisse) .

Photographies 132 et 133 : préparation des ensembles pendule/bielle/tige de tiroir et des bielles de commande de tiroir. Pour faire cette dernière avec sa chape côté tiroir, j’ai soudé l’un contre l’autre deux pendules de 141 TA. Ils sont trop longs pour faire ceux de la 131 TB. J’ai utilisé une autre petite bielle sur laquelle j’ai percé un trou très près du trou supérieur. Pour ne pas qu’elle vienne toucher le bloc-cylindres, la bielle de commande de pendule (en bas) doit être le plus court possible, donc je ré-utilise celle de la 141 TA.

Photographie 134 : j’installe l’ensemble avec des rivets en laiton. Ce montage provisoire me permet de vérifier le mouvement harmonieux de l’embiellage, qui dépend  de l’entraxe de ces différentes petites bielles.

Photographie 135 : comment reproduire les guides des tiges de tiroirs, si caractéristiques de cette loco ? Après un essai non-concluant avec une chute de laiton de photogravure pliée (pas beau), j’ai soudé l’extrémité d’un tube laiton Diamètre 3 mm dans un autre de Diam. 4 mm (emboîtés sur 2 mm de long). J’ai juste amorcé la coupe de la pièce avec une lime demi-ronde (le trou en forme de sifflet, à gauche) pour marquer la longueur totale de la pièce (8.5 mm). J’ai ensuite limé une encoche pour ouvrir une fenêtre, en laissant toutefois un anneau à l’avant et à l’arrière, sur 1 mm de long.

Photographie 136 : la tige de tiroir est une section de fil maillechort Diam. 1.2 mm, écrasée sur une petite enclume à l’endroit qui est ensuite percé (Diam. 1 mm) pour recevoir le rivet qui l’articule avec le pendule. Par rapport à l’axe de ce rivet, je laisse une longueur de 10 mm à gauche (partie entrant dans le tiroir), et 6 mm à droite pour me permettre de placer ou ressortir la tige dans le guide .

Photographies 137 et 138 : maintenant qu’il est prêt, je peux finir de tronçonner le guide, toujours avec l’arête de ma lime demi-ronde.

Photographie 139 : je colle le guide contre le bloc-cylindres dans l’axe du tiroir, en faisant attention qu’il n’empêche pas le passage de la crosse, juste sous lui.

Photographie 140 : remontage de l’équipage de bielles pour tester le bon fonctionnement.

Photographie 141 : c’est le moment de faire l’articulation de la bielle de commande de tiroir avec la coulisse (trou du haut).
Par paresse, je n’ai pas toujours utilisé mes rivets acier Réf. riv 01, car souvent les petites bielles Jouef sont percées au Diam. 1.4 mm Pour ne pas que la tête des rivets passe au travers, il est donc nécessaire de re-charger les trous à la soudure d’étain, puis les re-percer au Diam. 1 mm (voir la pose des manivelles Réf. man 01 dans la rubrique « fiches-conseils »).
C’est pourquoi j’ai fait certaines des articulations avec des rivets en cuivre de 1.0 X 3 mm (Réf. VR 102 chez l’Octant).

Photographie 142 : voici l’équipage complet pour l’embiellage de distribution du côté Gauche.

Photographie 143 : pour monter l’équipage, je commence par engager la tige de tiroir dans le guide. Je la pousse vers la gauche, et la ramène vers la droite lorsque son extrémité peut passer dans l’anneau.

Photographies 144 et 145 : pour maintenir la petite bielle de commande du pendule sur l’axe sortant de la crosse, j’intercale un coupon de papier et fais prendre une goutte de soudure d’étain à l’extrémité de cet axe. Je rends plat ce « bouchon d’arrêt » d’un petit coup de lime.
L’articulation de la coulisse sur le support d’embiellages est réalisée au moyen d’un rivet en laiton de 1.0 X 6 (Réf. VR 113 chez l’Octant) maintenu par une petite goutte de cyano côté intérieur. Sa tête est également rendue plate par un coup de lime;.

Photographies 146 à 148 : les biellettes de relevage de marche sont maintenues « en l’air » par un fil de maillechort dressé Diam. 0.6 mm. Ce « U » a une largeur de 29 mm, et ses branches font 6 mm de long. Il est collé à la cyano en son milieu, sous la plaque laiton du châssis. Les biellettes sont simplement accrochées dessus (pas collées, car elles doivent osciller dans le mouvement !), puis l’excédent de fil maillechort coupé.

Photographies 149 et 150 : avec l’arête de la lime demi-ronde, je tronçonne deux sections de 2 mm de longueur, sur un tube laiton de diamètre extérieur 2.0 mm, intérieur 1.4 mm.
Pour limiter le jeu des tiges de tiroirs, ces « paliers » sont placés à l’extrémité du guide autour de la tige de tiroir, et maintenus par une petite goutte de cyano.

Photographies 151 à 154 : pour les sabots de freins, j’utilise 3 paires Réf. C 11. Selon mon habitude, j’ai confectionné un ensemble fait d’une chute de photogravure sur laquelle sont soudés des tiges de maillechort dressé (Diam. 0.6 mm) et les sabots. Cet ensemble est fixé sous le dessous de châssis, par deux vis dans des trous taraudés. Très rapidement amovible, il me permet de nettoyer les roues sans risque d’accrochage et de déformation. De plus, les prolongements en avant et en arrière des deux longues tiges, formés pour cela, limitent le débattement des bissels au strict nécessaire. Cela évite le désagrément de les voir partir en tous sens lorsqu’on soulève le modèle.

Photographies 155 et 156 : avec un petit pinceau, j’ai déposé de la peinture noir mat 33 Humbrol sur les parties arasées et poncées, afin de faire ressortir la couleur de la matière des différents accessoires et autres éléments rapportés.
Tiens, j’ai oublié de poser les 4 anneaux de levage dans les trous que j’avais prévus sur les caisses à eau… Bon, je les ajouterai à l’occasion d’un prochain levage …de la caisse.

 
Liste des éléments utilisés, provenant d’une 141 TA Jouef et d’autres fournisseurs 
  1. prélevés d’une 141 TA Jouef : train de roues accouplées, avec 2 paires de bielles d’accouplement longues (celles d’entre les 1er et 2ème essieux), l’embiellage de distribution, le pignon d’attaque avec son pignon en laiton accolé, le bloc-cylindres, le dessus du support de soupapes avec les 2 soupapes, les 2 cylindres de frein avec leur barre de timonerie.
  2. Chez l’Octant : barre de laiton 10 X 10 mm pour faire le châssis
  3. plat de laiton 10 X 2.5 mm pour faire le dessous de châssis
  4. tôle de laiton ép. 1 mm pour faire la plaque au-dessus du châssis
  5. vis et écrous laiton de 2.5 mm et 2.0 mm, tête plate et tête fraisée
  6. rivets en cuivre Diam. 1.4 mm (Réf. VR 104) et 1.0 (Réf. VR 103) et de 1.0 mm en laiton (Réf. VR 113)
  7. tube laiton Diam. 2.0 mm/1.0, Diam. 2.0 mm/1.4, Diam. 3.0 mm/2.0, Diam. 4.0 mm/3.0
  8. fils maillechort dressé Diam. 0.4 mm, 0.6 mm, 1.2 mm
  9. fil de bronze au phosphore (pour les fils palpeurs) Diam. 0.3 mm (Réf. P 691)
  10. 4 roues de bissel Fleischmann Réf. 514 228
  11. décals AMF 87 Réf. D 003 et D 007
  12. jeu de plaques photogravées INTERFER (choix : « 131 TB 9, 16 ou 31 »)
  13. fil extra-souple et barrette de raccords-tulipe (chez CdF)
 
Liste des accessoires MECANIC TRAINS utilisés 
  • 3 sachets de 10 supports de mains courantes courts (il faut 28 supports) Réf. div 96 et 1 sachet de supports moyens (il en faut 2 pour la main courante de la porte de b.f.) Réf. div 97
  • jeu de tampons Réf. T 04
  • jeu de marchepieds Réf. march 11
  • volant de porte de boîte à fumée Réf. vol 05 
  • traverse avant Réf. eta 06 (facultatif : je l’ai posée à l’arrière, celle d’origine étant cassée)
  • cheminée Réf. chem 08 (facultatif : idem traverse arrière)
  • moteur Réf. mot 01
  • volant d’inertie Réf. vol 01
  • support moteur Réf. div 52
  • pignon (pour l’essieu moteur) Réf. pig 06
  • support d’embiellages Réf. mik 05
  • paire de guides et de crosses de pistons Réf. jeep 08
  • paire de bielles motrices Réf. C 30
  • paire de manivelles Réf. man 01
  • paire de bissels Réf. div 32
  • pompe à air Réf. pomp 15
  • chapelles Réf. div 62
  • réservoir-doseur TIA Réf. div 33b
  • chapelles Réf. div 35
  • vanne de souffleur Réf. vol 07
  • 3 X vannes Réf. vol 06
  • sifflet Réf. sif 01
  • plaque Réf. eta 18
  • 2 X plaques Réf. jeep 20
  • plaque photogravée (pour la prise Flaman et la queue de serrage du volant de porte de b.f.) Réf. TA 08
  • attelages factices Réf. att 01
  • ½ accouplements de freins Réf. att 08
  • ½ accouplements vapeur Réf. att 03
  • fanaux Réf. fan 05 et fan 06
  • 2 X plaquettes LED Réf. fan 10
  • injecteur Réf. C 14
  • pochette de petits rivets acier Réf. riv 01
  • 3 X paires de sabots de freins Réf. C 11
  • contre-tiges de pistons Réf. div 76
  • plaque de micro-métal déployé Réf. gril 04
  • supports de lanternes Réf. div 69.
 
Autres accessoires utilisés 

Difficile d’en établir le détail, mais il faut ajouter différents petits éléments glanés dans la « boîte à fourbi », comme les coulisses de 232 U 1 (on peut bien sûr en utiliser d’autres, mais en trouver d’assez longues) et d’autres petites bielles de distribution aux entraxes adéquats, du fil téléphone, de la corde de guitare Diamètre 1.2 mm (pour la conduite calorifugée de chauffage vapeur).